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Tire ton épingle du jeu: 3 clés pour une intégration culturelle réussie

12:11

Ayant grandi majoritairement en France, étant d'origine camerounaise et vivant au Canada depuis maintenant plus de 7 ans, j'ai compris que la différence de cultures, d'un continent à un autre, est ÉNORME. Des fois, elle est tellement grande, que beaucoup se sentent piégés et ne l'embrassent pas efficacement. Pourtant, je trouve que l'adaptation à une nouvelle culture détermine majoritairement le succès d'une personne.  

Je crois en l'adage qui dit que tu attires qui tu es. Je me souviens lorsque j'arrivais au Québec, Canada en 2008, ce fut vraiment difficile de commencer à partir de zéro.  Non seulement,  je n'avais aucun point de repère, mais surtout, il me fallait vite saisir la culture dans laquelle je venais ''d'atterrir'' si je voulais m'en sortir.

Mon article aujourd'hui répond à ce défi que toi, étudiant/immigrant, tu pourrais avoir: comment t'intégrer rapidement dans une nouvelle culture et jouir de relations de poids?

En ce qui me concerne, je n'étais pas très outillée: je n'avais ni les ressources financières et matérielles, et j'avais la barrière linguistique. Je réalisais vite qu'il me fallait tout miser sur mon réseau. Il était inexistant à l'époque, il me fallait donc le construire, et le rendre solide. Donc si tu as été/es dans le même cas que moi, voici mes trucs pour bien assimiler les us et coutumes du pays dans lequel tu trouves.








1. Examine la culture dans laquelle tu es.

La culture d'une société est importante à comprendre. Elle ne se dit pas, et elle se décrit un peu. Pour ma part, je crois qu'elle s'apprend correctement, au travers de ses résidents, à force de les côtoyer et de les imiter. Je crois, en tant qu'immigrante et ancienne étudiante, qu'il t'est capital de faire l'effort d'aller vers les citoyens du pays dans lequel tu te trouves, et ne pas t'attendre au contraire. On s'entend que si tu es parti de ton pays pour aller dans un autre, c'est pour espérer le meilleur. C'est donc à toi de t'ouvrir à l'autre, de donner ton meilleur car il s'agit d'un échange, et ton attitude et ouverture d'esprit feront la différence.

Une des choses que j'ai compris, lors de mes premiers moments à l'université, et que j'ai saisi, est que la plupart des étudiants au Québec allient travail avec études. Beaucoup d'étudiants universitaires ne vivent plus dans leur environnement familial dès 18 ans, et se rapprochent de leur université à des fins logistiques. Par ailleurs, la plupart sont autonomes financièrement, (plus souvent en contractant des dettes d'études qu'autre chose). Par conséquent, ils ont un emploi qu'ils conservent afin de pouvoir subvenir à leurs besoins, et ce,  durant toute la période de leurs études. 

Donc si tu me suis dans cette observation, tu en viens au premier point important: dès la fin des études, l'ensemble de ces étudiants ont accumulé un minimum de 3 ans d'expérience québécoise, et se retrouvent très rarement à ajouter ''des fausses expériences'' dans leur CV. Pourtant, on sait que lorsque tu sors de l'université, le premier point qu'on te demande est cette même 1ère expérience québécoise que tu recherches tant! Si tu ne l'as pas, tu peux te retrouver dans un cercle vicieux et il te sera difficile de te sortir du lot rapidement.

Ce critère est majeur pour le commencement de ta carrière et c'est un fait que j'ai vite réalisé car j'ai vu beaucoup d'étudiants immigrants ne pas comprendre ce système professionnel qui prône le travail durant les études. Selon de potentiels employeurs, travailler et étudier en même temps présuppose que tu es débrouillard, polyvalent et responsable. Tes actions parlent pour toi, et ce sont des valeurs requises lors d'entrevues. 

Mon conseil à toi qui es aux études en ce moment - Vas travailler!


2. Implique-toi dans une association paraprofessionnelle

Le 2ème point que je réalisais est l'aspect social et communautaire. La plupart des étudiants font partie d'associations estudiantines. La 1ère raison est bien-sûr, pour le fait de socialiser, mais il s'agit surtout de se bâtir un réseau rapidement. Cela a l'air anodin au début, mais beaucoup d'emplois circulent au travers de ton réseau de contact (En fait, plus de 80% des emplois se trouvent dans ton réseau...). Et beaucoup décrochent les meilleurs emplois tel quel. Et cela arrive, quand bien même les personnes qui te réfèrent, ne sont pas si proches de toi, à la base. Ce postulat,  j'en ai même eu la preuve récemment, au travers de l'une de mes amies. Elle se recherchait un travail bien spécifique dans les technologies de l'information / fiscalité. Elle recherchait le même type d'emploi que celui qu'elle opérait chez son ancien employeur. Le hic était que son poste est très spécialisé, et peu de compagnies dans le marché, pouvaient se permettre de lui offrir les mêmes termes de contrat. 

Lors de ses recherches d'emploi, elle a contacté une de nos anciennes camarades, avec qui elle a été bénévole à l'université. Elles avaient bien travaillé ensemble. Sans plus. Mais cette même camarade de classe travaille dans une entreprise, qui lui a permis, non seulement de lui décrocher un emploi, mais de lui ''formater'' le travail qu'elle effectuait sur mesure...
Cela s'est fait simplement, juste parce qu'elles étaient  des anciennes camarades de classe. Mon amie est assez intelligente et avait une image d'étudiante excellente, et cela a été payant... 3 années plus tard.

Donc mon conseil numéro 2: Garde une réputation excellente, étudie et travaille fort, et surtout,  va chercher une association qui te plaît et implique-toi là-dedans avec excellence.


3. Trouve-toi un mentor: ils sont le point culminant pour passer à la vitesse supérieure


En ce qui me concerne, je travaillais beaucoup durant mes études, et en même temps, j'étais déterminée à vite trouver du travail car ce travail m'aiderait à subvenir à mes besoins. J'étais consciente que j'avais une lecture maigre des façons de faire /savoir-vivre au Québec, donc je décidai d'aller plus loin: je commençai à rechercher des mentors. J'ai compris que si j'emprunte le chemin normal estudiantin, les probabilités. pour moi, de commencer une belle carrière seraient très faibles. Et je trouvais qu'il m'était nécessaire de m'entourer de personnes qui seraient ouvertes à m'outiller et à m'enseigner les façons de faire tout en bâtissant des liens solides avec elles. J'ai vite compris qu'il me fallait des mentors et des conseillers. Ces personnes se trouvaient en dehors de l'université. Il me fallait donc les trouver.

J'ai commencé donc à faire une liste d'associations dans lesquelles je pourrai m'impliquer à Montréal. Mes critères étaient le fait de me rapprocher de consultants, de gestionnaires et  d'entrepreneurs en tout genre. Ils devaient avoir une très grande expérience québécoise pour bien me guider. Je proposai, en échange, d'offrir des heures de bénévolat et de promouvoir les bienfaits de cette association autour de moi.

C'est ainsi que je trouvais cette association (RCMQ - Réseau des Conseillers en Management du Québec), qui fut un levier pour moi, que ce soit pour ma recherche d'emploi  et surtout dans mon intégration culturelle. J'ai passé plus de 3 ans impliquée dans cette belle association, durant mes études et durant mon 1er emploi, où j'ai pu développer mes talents en management, marketing et communication. Le plus, dans tout cela, est que c'est là que j'ai trouvé mes mentors et conseillères, qui veillent toujours à mon bien-être: elles m'ont donnée des outils pour trouver l'entreprise dans laquelle je pourrai être moi, tout en tirant le plus de bénéfices possibles, une compagnie où il y aurait un ''fit'' et où, je pouvais espérer avoir un plan de développement de carrière assez défini.

Si tu es comme moi, que tu n'as pas un grand réseau de contact et que tu cherches des personnes chevronnées, je te conseille de chercher des associations à l'extérieur. Je te conseille aussi d'intégrer les bénévoles d'affaires, qui te propose des mandats en tout genre, selon tes besoins/désirs. (Tu peux même dévouer juste 2 heures de ton temps par semaine et faire partie d'un conseil d'administration, même si tu n'as pas d'expérience!)

In fine, t'immerger dans une nouvelle culture n'est pas évident. Cela demande de t'adapter tout en mettant certaines façons de faire, qui t'ont été éduquées tout au long de ta vie, de côté. Chaque système a sa façon de faire, mais il est possible que tu tires ton épingle du jeu, si tu t'entoures des bonnes personnes. Et si tu demeures déterminé, ouvert et humble, le succès est à ta portée!


Inès Kodo Betti

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